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Interview de Karen Monier, praticienne en shiatsu du réseau Medoucine

Bonjour Karen , pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

J’ai commencé à m'intéresser au Shiatsu il y a une bonne dizaine d'années, après avoir reçu quelques séances dont les effets avaient été remarquables. Par simple curiosité, comme un hobby.

J’ai suivi des cours pendant 5 ans les week-end et les soirs auprès d’un professeur de la Fédération Française de Shiatsu Traditionnel : développement du toucher, travail sur le Ki, médecine traditionnelle chinoise, méditations et aussi anatomie, physiologie.

J'ai passé mon examen de la FFST. Et tout s’est enclenché naturellement pour l’installation de mon cabinet.

D’où vient cette envie de vous former en tant que praticien ?

Les effets de quelques séances de Shiatsu sur ma santé et aussi sur mon état d'esprit ont été vraiment puissants.
Or je ne crois pas à la magie.
J'ai une éducation et une approche des choses très rationnelles. J'ai donc voulu comprendre.
Pendant les 3 premières années de ma formation, c'était ma seule motivation, et peu à peu, je me suis prise au jeu. J’ai commencé à m’imaginer en train de pratiquer à longueur de semaine dans mon futur cabinet ...

Comment avez-vous obtenu vos premiers clients ?

J’ai commencé au tout départ à faire connaître mon activité grâce à des partenariats très marketing : j’avais peu de moyens à investir dans des flyers, etc.
En revanche beaucoup  trop de temps libre. Quand j’ai été démarchée par des plateformes type Groupon, c’est ce temps que j’ai décidé d’investir pendant quelques mois pour créer un premier contact avec mes futurs clients.
Ma marge sur ces premiers rendez-vous était ridicule mais les clients ont commencés à revenir hors du cadre Groupon, en payant le prix normal des consultations. Puis ce fut au tour de Wonderbox et Smartbox, avec des marges bien plus confortables.  
Bien sûr, l’offre proposée était tournée sur le massage, le bien-être et la détente et non sur la médecine douce.
Les premiers clients venaient pour découvrir au départ, et mon objectif était de les faire passer de l’état d’esprit tourné “détente et loisir” à “prévention pour prendre soin de sa santé”.
Je me charge de les informer sur le shiatsu, de les sensibiliser et leur faire comprendre dans les grandes lignes, avec des termes simples comment ça fonctionne, quels bénéfices en attendre.

C’est cette approche qui m’a permis de fidéliser ces premiers clients et de développer le bouche-à-oreille local.


Quelles autres actions avez-vous mis en place pour développer votre clientèle ?

Les ateliers et événements dans les magasins bio de mon quartier ont bien marché pour moi. Ces magasins ont des rayons bien être et proposent des ateliers le week-end, je les ai donc contactés et leur ai proposé d’animer des séances de Shiatsu.
Les personnes sont venues découvrir...puis revenues en cabinet.

Ce qui a également bien fonctionné, ce sont les recommandations de mes clients, professionnels de santé (médecins, professionnels de santé, psychologues, nutritionnistes) qui n’ont pas hésité à me recommander auprès de leurs clients.

Quels sont vos canaux de communication ?

Dès mon installation, j’ai conçu mon site web que je mets à jour régulièrement.
Il comporte une partie blog,  dans laquelle je publie un à deux articles par mois, sur des sujets en fonction de l’actualité et des problématiques de mes clients avec un discours résolument tourné “médecine douce”, énergie.
J’essaie aussi d’envoyer à mes clients une newsletter tous les 2 mois environ.
Coté réseaux sociaux, j’utilise Instagram et Facebook régulièrement pour relayer toutes mes post.
Linkedin uniquement pour ce qui est en lien avec les prestations en entreprises.

Combien de RDV avez-vous environ par mois ?

Environ 60, en comptant les RDV en entreprises.

Continuez-vous à vous former ? Quelle formation faites-vous en parallèle ?

Je suis ponctuellement des stages ou ateliers. Toujours en lien avec le Shiatsu, la méditation, le Do In ou les plantes.

Quels sont les difficultés que vous rencontrez dans votre activité de praticien ?

Les difficultés que je remarque souvent dans notre activité sont surtout :

- La diabolisation des techniques marketing : il y a une autocensure. On pense que nous avons la même réglementation que pour les médecins qui ne peuvent pas faire de publicité.
Mais pour les médecines alternatives qui ne font pas partie du système médical ou paramédical, cette interdiction n’existe pas. Nous avons le droit de parler de notre métier, de nos spécialités.
“Ce n’est pas en étant caché qu’on va se montrer ; si on veut exister on doit montrer qu’on est là”.

- Démarcher le corps médical : pour ma part, je trouve difficile de prendre mon téléphone pour expliquer aux médecins et spécialistes du quartier quelle est ma pratique et quel support je pourrai apporter à leurs patients. Pour le coup, le  syndrome de l’imposteur joue à plein. Je sais pourtant que je ne serai pas mal accueillie. Mes clients médecins en sont la preuve.

- Communiquer auprès des entreprises : c’est une démarche qui prend du temps et je ne lui en consacre pas assez. Pourtant, à travers les entreprises, on touche une clientèle qui ne se serait probablement jamais déplacée au cabinet, c’est un bon univers pour faire connaître et essayer  le Shiatsu, le Do-In, la méditation.

Quel serait vos conseils pour un praticien en médecines complémentaires qui essaye de développer son activité ?

Etre sûr qu'il ne se lassera pas d’exercer sa passion en devenant un professionnel.

S’exprimer et communiquer comme il en a vraiment envie, même si ça ne correspond pas aux 'règles' du marketing ou aux habitudes du métier mais tout en respectant le cadre juridique propre à son activité.
Penser à communiquer largement surtout quand la profession n’est pas connue !
Il ne faut pas se culpabiliser !

Prendre le temps d’expliquer à nos clients avant et après la séance, ce que l’on vient de faire, à quoi ça correspond. Ils ont souvent entendu dire ceci ou cela et mélangent un peu tout. C’est donc bien expliquer en profondeur à quoi correspond notre pratique (histoire, philosophie sur laquelle elle s’appuie, différences fondamentales avec l’ayurvéda et le yoga …) même si on les contredit !
En leur expliquant, on montre que l’on s’intéresse à ce qu’ils pensent et qu’ils sont en face d’un professionnel. Cette confiance réciproque bénéficie au soin en lui même.

Et...Soigner son syndrôme de l’imposteur ;)

Pour finir, que penses-tu de Medoucine ?

Quand je me suis installée et que j’ai mis en ligne mon site, je voulais que mes clients aient la liberté de fixer leur RDV en ligne.
J’ai essayé plusieurs outils et plate-forme dont une m’a bien convenue pendant quelques années. Un changement a rendu leur système beaucoup moins pratique.

Je recherchais à la fois un système de prise de RDV simple pour mes clients et suffisamment personnalisable pour mes activités et une plate-forme qui positionne mon activité comme une médecine alternative et non juste du bien-être.

Depuis un peu plus d’un an, j’ai choisis Médoucine qui rassemble ces deux critères.
La systématisation de l’enquête de satisfaction est un plus très intéressant.


Un grand merci Karen pour cette interview.


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